Kube Box

– KUBE BOX-

Troisième box commandée et reçue la « Kube Box». Elle propose un unique choix de box à thème. Celui de Juillet était « Marrakech».

Avantage(s) :  Prix – Abonnement résiliable à tout moment
Créativité : 9/10Livre : 10/10Gourmandises : 8/10Packaging : 8/10
Qualité/Prix : 9/10

 Leur Communication :

Les créateurs de la Kube communiquent via les réseaux sociaux tels que Twitter, Instagram ou encore Facebook. Leur site est bien agencé, assez professionnel dans leur mise en page, bien qu’un peu long à « charger ». On y retrouve toutes les informations utiles. Là aussi, lors de l’inscription, on doit remplir un questionnaire qui va permettre aux créateurs de cibler les libraires selon nos réponses, (notamment le genre littéraire que l’on souhaite recevoir) et permettre à ces derniers de définir un livre qui sera en adéquation avec nos envies. On reçoit régulièrement des mails pour nous informer de la livraison, des nouveautés etc. Le plus étant qu’ils envoient un mail au début de chaque mois pour savoir si l’on souhaite modifier nos envies de lecture, à savoir si l’on souhaite continuer à recevoir un polar ou si finalement on souhaite se pencher sur un Young Adult. En définitive, ils sont assez réactifs dans leur réponse et dans leur diffusion d’informations.   Lire la suite

Publicités

« Beaux rivages » – Nina Bouraoui – Ed. Livre de poche

imageQuatrième de couverture :

« C’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme  : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation. Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour. Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance. N. B. »

Couverture :

On doit la couverture de l’édition Livre de Poche à Roberto Lo Savio, photographe italien spécialisé dans les paysages. La représentation de la mer met en exergue l’abandon, l’éloignement évoqués dans le récit. La luminosité due au soleil pourrait représenter le bout du tunnel, la résurrection.  

L’avis d’Emeraude Littéraire :

« Beaux-Rivages« , de Nina Bouraoui, est l’histoire de A. quittée par Adrian pour une autre femme, une histoire d’amour qui a duré 8 ans, 8 ans d’un amour fusionnel qui vole en éclat presque du jour au lendemain. Mais est-ce vraiment du jour au lendemain ? N’y a-t-il pas eu des signes précurseurs ? Comment en sont-ils arrivés là ?
Une histoire que l’on pourrait dire « banale » mais qui est très représentative du vécu de tous à un moment ou à un autre de sa vie. Au fil des pages on découvre les étapes du deuil amoureux puis la « résurrection ». L’auteur décrit avec finesse l’incompréhension, la colère, le questionnement, l’introspection qu’entraînent une rupture amoureuse. Tout y passe, du besoin de chercher à quoi ressemble son ou sa potentiel(le) rival(e), en passant par ce besoin de garder un contact avec cet(te) ex que l’on sait, pourtant, nuisible pour sa reconstruction et le besoin de « voir quelqu’un » car les étapes sont finalement plus compliquées à surmonter que ce que l’on pensait. Lire la suite

« L’Empire de l’Or Rouge’ – Jean-Baptiste Milet – Ed. Fayard

imageQuatrième de couverture : 

« Que mange-t-on quand on ouvre une boîte de concentré, verse du ketchup dans son assiette ou entame une pizza  ? Des tomates d’industrie. Transformées en usine, conditionnées en barils de concentré, elles circulent d’un continent à l’autre. Toute l’humanité en consomme, pourtant personne n’en a vu. Où, comment et par qui ces tomates sont-elles cultivées et récoltées  ? 
Durant deux ans, des confins de la Chine à l’Italie, de la Californie au Ghana, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête inédite et originale. Il a rencontré traders, cueilleurs, entrepreneurs, paysans, généticiens, fabricants de machine, et même un «  général  »  chinois. Des ghettos où la main-d’œuvre des récoltes est engagée parmi les migrants aux conserveries qui coupent du concentré incomestible avec des additifs suspects, il a remonté une filière opaque et très lucrative, qui attise les convoitises  : les mafias s’intéressent aussi à la sauce tomate.
L’Empire de l’or rouge nous raconte le capitalisme mondialisé. Il est le roman d’une marchandise universelle. »

Couverture : 

Je trouve la couverture très représentative du contenu du livre. La boîte de conserve de tomate, le semblant de drapeau rouge qui rappelle la chine, la Mappemonde sur la tomate pour mettre en avant le capitalisme mondial. De la simplicité et à la fois quelque chose de plutôt recherché. 

L’avis d’Emeraude Littéraire :

Un superbe documentaire économique sur l’industrie de la tomate, ses répercussions, son trafic, son côté sombre.

On y découvre le développement de ce fameux fruit botanique, son évolution au cours des dernières décennies et l’impact de sa commercialisation dans le monde. Au premier abord, on pourrait penser découvrir un livre exclusivement dédié à la description du contenu de notre assiette, mais l’enquête va bien au-delà. Entre faits historiques, révolution industrielle, personnages politiques, migration, guerre des prix, tous les domaines du capitalisme sont décrits pour mieux nous représenter les sombres méandres et impacts du développement de cette matière première.  Lire la suite

« L’Accusé du Ross-Shire » – Graeme Macrae Burnet – Ed. Sonatine

imageQuatrième de couverture :

« Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ?
Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis. »

Couverture :

L’avis d’Emeraude Littéraire :

« L’accusé du Ross Shire » relate l’histoire de Roderick Macrae, surnommé Rod le Noir, un jeune homme vivant à Culduie, un petit village situé sur la route au sud de Applecross en Ecosse, et accusé du meurtre de Lachlan Mackensie, connu sous le sobriquet de Lachlan le Large. Tout au long du récit, on se mêle subrepticement à sa vie, son enfance, on partage les aléas qu’il rencontre, passant du décès de sa mère au comportement violent de son père. On découvre un petit garçon vif d’esprit mais au comportement introverti, préférant rester auprès de sa sœur que partager des amitiés avec les jeunes gens de son âge. Tout aurait pu basculer pour lui s’il avait suivi les conseils de son professeur, mais les us et coutumes de son environnement familiale le pousse à être condamné d’avance… 

Malgré un début un peu long, je trouve que de façon très subtile et avec une fluidité dans l’écriture, l’auteur nous mène vers un évènement tragique qui dans son explication semble, paradoxalement, tout ce qui a de plus « banal ». La personnalité de Roderick nous inquiète, on se pose des questions : est-il fou ou réellement sain d’esprit ? Il sème le doute dans notre esprit. Comprenons-nous ce jeune Roderick ? Partageons nous son besoin de vengeance ? Ses actes, aussi violents soient-ils, sont ils justifiables sur le fond ? L’action monte en degré au fil des pages sans pour autant que ce soit un environnement angoissant.
Au-delà de l’aspect romancé de cette histoire tirée de faits réels, Graeme Macrae Burnet livre une réelle critique des a priori que possèdent les gens de la ville sur les populations de la campagne, ces idées préconçues qui viennent condamner un habitant du fait de son accoutrement ou encore de son environnement familiale, ce côté industrialisation VS paysannerie. J’ai beaucoup apprécié la subtilité de son argumentation. 

Au niveau de l’écriture, les descriptions sont parfois un peu trop lourdes, trop longues et peuvent créer par moment une forme d’ennui. J’ai également été quelque peu gênée par les vas-et-viens entre le passé et le présent au cours du récit, ne sachant plus par moment où me situer chronologiquement. Au delà de ça, sur le fond l’idée est efficace, le plaidé contre les a-prioris bien mis en exergue et défendu par l’auteur, un polar fin et efficace. Le mélange des genres entre le côté interview, rapport d’enquête, récit du condamné est efficace pour donner cette originalité au récit, cet aspect documentaire romancé. Cela permet au lecteur d’avoir (presque) toutes les cartes en main pour se forger son opinion sur cette affaire de triple homicide. 

En conclusion, je dirai qu’il ne faut pas se fier aux premières pages du livre qui peuvent donner un faux semblant de monotonie à la lecture. L’écriture est agréable et le développement dans l’ensemble plutôt bien agencé, un « puzzle » dont les pièces s’imbriquent au fur et à mesure. 

Je remercie Babélio et les éditions Sonatine pour l’envoi de ce livre dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée 🙂

L’Accusé du Ross-Shire

<div class= »Bnote »><a href= »https://www.babelio.com/livres/Macrae-Burnet-LAccuse-du-Ross-Shire/977768″><img src= »https://www.babelio.com/images/Star3.5.gif &raquo; />

« La Passe-Miroir – T1 – Les Fiancés de l’Hiver » – Christelle Dabos – Ed. Gallimard jeunesse

 

imageQuatrième de couverture :

« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. »

Couverture : 

On doit la couverture à Laurent Gapaillard, dessinateur et concepteur visuel talentueux. Touche à tout, il a travaillé autant à la conception de jeux-vidéos, de longs-métrages ou encore de livre. Son travail mérite vraiment qu’on s’y intéresse, alors n’hésitez plus et allez visité ses œuvres ici et a vous procurer son livre « Le Yark » 😉 (Ed. Grasset Jeunesse)

L’avis d’Emeraude Littéraire : 

« Les Fiancés de l’Hiver » est le premier tome d’une saga en comportant quatre. Ce premier narre l’histoire d’Ophélie, jeune fille maladroite habitante d’Anima, dite passe-miroir, voyant son destin bouleversé lorsqu’elle apprend qu’on va la marier de force, qui plus est à un homme rigide et froid. Les personnages possèdent tous un don allant de la réparation des livres à la découverte du passé d’un objet (don dont est porteuse notre héroïne, un don de Liseuse). Tenant un musée, Ophélie se complaît dans une vie simple et passe la plupart de son temps avec son oncle avec lequel elle partage une complicité qu’elle ne connaît guère avec les autres membres de sa famille. Devant assumer le destin qui lui est imposé au risque d’être déchue, elle va vite devoir se faire une raison et se mêler aux affres et aux intrigues de la Citacielle, s’ouvrir à son mari Thorn et à sa famille, et enfin rencontrer le terrible « esprit de famille », Farouk.  Lire la suite

« Café, un garçon s’il vous plaît ! » – Agnès Abecassis – Ed. Livre de Poche

imageQuatrième de couverture :

« Tout commence par un bon café. Il suffit de demander. Sauf quand on se goure dans la formule… vous avez commandé un garçon ? En voici un sur un plateau, se dit Lutèce, en retrouvant la trace de son premier amour. Mais le temps aura-t-il su préserver la fraicheur de leurs souvenirs ? Et puis arrive Tom, le flic tendre. Quand Régine le trompe et qu’il le découvre, par dépit, il la trompe aussi. Avant de réaliser qu’elle n’avait pas fauté… Ava, c’est l’artiste qui aime trainer dans les cafés pour y chercher l’inspiration. Un jour, on lui commande le portrait d’une actrice célèbre. L’occasion pour se carrière de décoller ! Mais rien ne se passe comme prévu, et elle qui pensait boire du petit lait risque de devoir attendre un peu avant de sabrer le champagne. Une histoire pleine de rires, de larmes, de chocolat et d’un soupçon de crème. Leur point commun à tous ? L’amour est réellement leur tasse de thé. »

Couverture :

La couverture représente bien le titre, sobre mais efficace, des couleurs harmonieuses. 

L’avis d’Emeraude Littéraire :

« Café, un garçon s’il vous plaît » narre l’histoire de différents personnages liés les uns aux autres avec leur personnalité et leurs difficultés. On y découvre Lutèce une grand-mère extravagante qui va retrouver son amour de jeunesse, Régine et Tom, un couple traversant la jalousie et le doute, Ava une jeune peintre attachante, en quête d’amour et de reconnaissance, puis une mère de famille divorcée qui tente tant bien que mal de sortir la tête de l’eau entre son rôle de mère et de femme.

D’autres personnages secondaires viennent ponctuer le récit de leur fraîcheur et tentent, par leur personnalité, de mettre en exergue les petits aléas ou les petits plaisirs de la vie, viennent modifier le cours de l’existence de nos « héros ». Qui n’a jamais rencontré un homme imbu de sa personne, à l’humour insupportable ou une jeune femme de ménage attentive et douce ? 

Ce roman se lit facilement, est vraiment très agréable, très frais et se rapproche de la réalité, de la vie en générale. Les personnages sont attachants, chacun ayant sa propre histoire on peut aisément se retrouver dans leur portrait. Les dialogues sont récurrents ce qui ajoute de la vie à la narration. Je l’ai lu d’une traite tant l’écriture est fluide et comporte des petites notes humoristiques. 

Je recommande vivement ce livre à tous ceux et celles qui souhaitent passer un très bon moment, sourire, se souvenir, partager, se sentir proche de personnages plus réels que jamais. 🙂 

 

Note : 5/5 – Nombre de pages : 384